Comment analyser une course PMU

deauville

Pour réussir ses pronostics pmu et parier sur les bons chevaux, il faut analyser différents paramètres, en l’occurrence le type de course, l’hippodrome, les chevaux, les jockeys et les entraîneurs. Tout est lié et doit déterminer les favoris !

Le type de course

Même si les chevaux sont polyvalents, ils ne peuvent pas être excellents dans toutes les disciplines. Il faut donc étudier les performances de chaque partant dans la discipline de la course concernée. Le cheval peut avoir une spécialité, entre autres attelé, monté, plat, haies, steeple-chase ou cross-country. La discipline dans laquelle il a obtenu les meilleurs résultats est à prendre en considération. Il en est de même pour ses caractéristiques morphologiques et son caractère. Cela est important pour déterminer s’il est performant dans une course à pronostiquer. Pour avoir une bonne estimation de ses performances à venir, il faut combiner la distance, son allure et sa vitesse.

Il faut aussi savoir que certains chevaux sont entraînés uniquement pour certains types de courses hippiques. C’est un paramètre important pour pronostiquer la performance du partant. Enfin, les conditions météorologiques et l’état de la piste ont également avoir une influence sur les performances de l’animal. Par exemple, les premières lignes fourniront plus d’efforts en cas de vent de face.

Le type de terrain

La nature du sol a une influence évidente sur la performance du cheval. Certaines pistes sont engazonnées, alors que d’autres sont en sable fibré (PSF). En étudiant l’historique du partant, on peut se rendre compte que le cheval présente une véritable appétence pour un type de piste particulier.

Ce qu’il faut faire, c’est de répertorier les résultats des favoris de la course sur les types de pistes concernés. À noter que les facteurs environnementaux peuvent avoir une influence sur la nature du sol et la performance des chevaux. Plus le terrain est lourd, plus les distances qui séparent les concurrents à l’arrivée peuvent être importantes. Sur un sol détrempé, deux chevaux de valeurs identiques peuvent avoir deux longueurs d’écart, en raison de l’état du terrain.

La distance

Comme chaque cheval présente une appétence particulière pour une distance de course spécifique, il est important d’analyser leurs résultats dans la même discipline en se basant sur les chronos.

À chaque course qu’effectue un cheval, il faut qu'il renouvelle sa performance sur la distance, car pour les prochaines courses, elle rend l’analyse plus pertinente. Ce sera l’occasion de déterminer la classe du cheval de course, à savoir les sprinters (meilleurs sur une distance de 1000 à 1200 m), les flyers (meilleurs sur une distance de 1200 et 1400 m), les milers (meilleurs sur une distance de 1400 à 1600 m), les classiques (meilleurs sur une distance de 2 000 mètres à 2 400 m) et les marathoniens (2400 et 5800 m).

L’analyse de la morphologie de l’animal et l’étude de son comportement vont permettre de le classer comme un sprinter ou un cheval de tenue. À noter qu’un cheval de tenue, placé dans une position de corde défavorable peut surprendre sur des courses de sprint, dans la mesure où il peut soutenir un effort qu'un véritable sprinter ne peut pas effectuer.

L’hippodrome

Il existe plusieurs hippodromes en France et cela est un critère très important à prendre à compte.Ici, c’est une question d’habitude puisqu’un cheval familiarisé aux hippodromes parisiens n’aura pas les mêmes performances sur un hippodrome régional et inversement. Il faut également prendre en compte différents critères, en l’occurrence la topographie de la piste, la longueur des lignes droites, etc.

Le sens des virages, c’est-à-dire la corde à gauche ou la corde à droite, est important puisque certains chevaux sont plus à l’aise pour tourner dans un sens plutôt que dans un autre. Concernant la ligne droite, plus elle est longue plus les chevaux peuvent s’exprimer.

En ce qui concerne la discipline accueillie par l’hippodrome, elle peut avoir une influence sur la cote des paris. Si par exemple une course de monté est organisée sur un hippodrome où on est habitué à organiser des courses de trot, les cotes seront élevées parce que les parieurs habituels n’ont pas l’habitude d’analyser ce type de course.

Le nombre de partants

Pour pronostiquer une course, il est nécessaire de prendre en compte le nombre de partants. Plus il est important, plus le nombre de combinaisons augmente et la probabilité de réussite de chacune des combinaisons diminue.

Il paraît évident qu’effectuer un pronostic d’une course à 18 partants par exemple est beaucoup plus difficile à analyser qu'une course de 5 partants. Évidemment dans une course complexe, les rapports sont plus importants que dans une course simple. On sort toujours bénéficiaire si on a trouvé le trio ou autre jeu combiné.

Pour optimiser ses chances de gagner, le mieux est d’opter pour les paris combinés. Par exemple, un trio avec 7 chevaux sélectionnés dont 1 base (cheval possédant une forte chance de faire l’arrivée) permet d’avoir 15 combinaisons de jeu.

La position au départ

Un des facteurs pouvant faire la différence dans une course est le placement des chevaux au départ, dans les stales ou derrière l'autostart. Tiré au sort ce placement peut avoir une importance capitale sur le déroulement de la course. Une mauvaise position au départ peut fortement pénaliser un cheval même s'il fait partie des favoris.

La position au départ, dit la corde, est importante dans la mesure où ceux qui sont classés dans un petit numéro sont avantagés, car ils ont une distance plus faible à parcourir dans les virages. Un cheval avec un numéro de corde 18 aura donc du mal à s’imposer.

Cette position est attribuée de façon aléatoire, ou en fonction des gains du cheval. Ceux qui sont placés en première ligne sont évidemment avantagés, notamment ceux qui portent les numéros 4, 5 et 6 au centre de la piste.

Si les numéros 1, 2 et 3 ne réussissent pas leur départ, ils se retrouvent enfermés dans le peloton, laissant peu de chance pour se dégager. Ceux qui se trouvent à l’extérieur, sur la première ligne, notamment les numéros 7, 8 et 9, doivent pour leur part fournir d’énormes efforts pour devancer les autres.

Le cheval (forme, spécialité, musique, palmarès, handicap, recul)

Bien connaître les chevaux de courseest très important. Si l’entraîneur fait une remarque sur la forme du cheval, il faut en tenir compte. D’une manière générale, cet animal est au meilleur de sa forme entre 3 et 5 ans. Pour pronostiquer sa performance, il faut savoir si la course est sa spécialité et évaluer son palmarès à travers la musique, une codification spécifique.

Il ne faut pas négliger le handicap (poids que les meilleurs chevaux portent pour que tous les partants aient une chance équivalente) pour les courses de plat, le recul (distance supplémentaire à parcourir pour certains chevaux) et le trot.

La concurrence

Pour évaluer la performance des chevaux, il faut étudier les courses dans lesquelles les partants ont participé. Si certains se sont déjà affrontés, il est assez facile de prédire les résultats. Théoriquement, si un cheval A portant 56 kg avait devancé de 3 longueurs un cheval B portant 58 kg, aujourd’hui si C devait en porter 60 et D toujours 58, D devrait cette fois-ci devancer A d’une longueur.

Si les concurrents ne se sont pas encore affrontés, il faut alors se fier à leurs performances face à un cheval « témoin », c’est-à-dire le cheval avec qui chacun a déjà couru. Par exemple, si C avait battu D à poids égal de 2 longueurs et que dans une autre course, E avait battu C à poids égal d’1 longueur, puis dans une autre course, F avait devancé C de 5 longueurs à poids égal, alors dans la course qui opposera D, E et F, F l’emporterait de 4 longueurs (5 – 1) devant E qui devrait devancer de 3 (1+2) longueurs D.

L’entraîneur

Connaître les entraîneurs peut également être utile, dans la mesure où leurs compétences comptent beaucoup vis-à-vis du cheval et du jockey. Si leurs écuries engagent plusieurs chevaux dans une course, leurs commentaires peuvent grandement aider à arbitrer un choix difficile. Il est possible que certains entraîneurs hippiques émettent des déclarations sur la forme de leurs chevaux.

Il est également important d’étudier leur parcours et de déterminer les disciplines dans lesquelles les chevaux dont ils ont la charge ont eu les meilleurs résultats. Il faut en tirer une tendance pour un meilleur pronostic.

Le jockey

Pour repérer les bons jockeys, il faut connaître ceux qui sont titrés. Ceux qui remettent leurs titres en jeu feront de leur mieux pour remporter la course. La motivation du jockey peut par exemple être élevée s’il s’agit de la dernière course du cheval ou si l’animal est en retard de gain.

Un jockey doté d’un rapport de 10/1 est intéressant, même si le cheval est faiblement coté. Si le duo jockey/cheval possède un bon palmarès, leurs résultats continueront probablement d’être bons.

Un driver sans pression est performant, d’autant plus s’il est expérimenté. En effet, les jeunes cavaliers ont tendance à être des outsiders. Il faut toujours miser sur un crack jockey même si son cheval n’est pas favori, puisqu’un bon driver est capable d’amener un cheval au meilleur de lui-même.

Le propriétaire

Si dans votre analyse vous hésitez entre plusieurs chevaux pour la combinaison gagnante, il peut être intéressant de prendre en considération les propriétaires de chevaux. En effet certains ne se sont pas intéressés par les places d'honneur, et ne se déplacent que s'ils ont de réelles chances de gagner.

Si vous ne connaissez pas les noms et l'histoire des différents propriétaires, je vous invite à vous documenter, celà ne pourra que vous être utile.

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